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    December 29

    retour à la maison...

    Cette fois ça y est, je suis rentrée chez moi, et le retour n’est pas facile. Les bagages, lessives, préparatif du réveillon... Mais en fait heureusement qu’il y a tout ça, au moins je ne suis pas inactive. Pourtant c’est comme si ça n’avait plus de sens. J’ai appris en Guyane à relativiser beaucoup de choses et c’est comme si du même coup j’avais perdu la valeur des petites choses du quotidien. Pourtant les petits riens sans enjeu existaient aussi en Guyane, mais il y avait tellement d’autres choses à coté. J’éprouve un grand sentiment de vide, de froid. J’espère parvenir à combler ce vide dans les semaines à venir. Pour le moment je ne suis pas complètement partie et pas complètement rentrée. Je n’ais pas encore revu mes amis, mon appartement (je suis chez mes parents), la fac... Et je suis encore complètement tournée vers la Guyane et ces deux derniers mois. J’espère que mon retour à Amiens, le mémoire, le diplôme, le travail... me permettront d’opérer un demi tour et de regarder à nouveau vers l’avenir. Pour le moment l’avenir que je vois c’est le projet de repartir en Guyane et pour plus longtemps en Janvier 2007. Mais jusque là il va bien falloir que je sorte de ces images et de ce souvenirs magiques pour m’investir dans le présent. Comme la Guyane me manque... la chaleur, les chants incessants des criquets, oiseaux, grenouilles, de la mer ... le fleuve, les gens. J’aimerais tellement arriver à faire comprendre ici, à ma famille, mes amis l’immensité, l’intensité de ce voyage, mais l’âme d’un pays ne s’écris pas et ne se dis pas, elle se ressens, et je découvre la frustration de devoir admettre que jamais personne ne saura réellement ce qu’est la Guyane pour moi, à moins d’organiser un voyage pour y emmener tout le monde, mais ça sera difficile. Comme j’apprécierais d’être ici si comme mes amis rencontrés à St Laurent du Maroni j‘étais rentrée pour les vacances de noël et je retournais dans quelques jours à ma vie Guyanaise. Comme je les envie. Comme je déteste je froid... (C’était déjà le cas avant mais là c’est pire) et bien sur j‘ais attraper un super rhume que même un chocolat créole avec cannelle, citron vert et rhum n’arrivent à faire passer. Le froid, le stress autour de moi de tous ces gens inquiets pour des choses sans importance, l’attente que les choses évoluent d’elles mêmes, il faut le temps de se réadapter parait il, alors j’attend, comme si ça venait tout seul. Après une période d’enthousiasme de retrouver ma famille, mon pays, je redécouvre ses désavantages, avec le déprimant constat que ça ne changera pas et que cette fois j’y resterais longtemps. Avec surtout cette déprimante fatalité de réaliser que ces choses font aussi partie de moi, et que je les ais oubliée, mais que dans quelques semaines j’aurais réintégré ma culture, mon mode de vie, mon environnement, qui ne sont pas ceux de Guyane, mais qui pour le moment ne sont plus non plus tout à fait ceux de la France. Je suis dans une phase déchirante d’entre deux, où j’ai l’impression de m’observer moi-même en train d’abandonner le valeurs et le mode de vie guyanais qui me sont chers, pour retrouver  ma vie française mais sur laquelle le recul de ce voyage me donne un regard plus critique, sans doute plus réaliste. J’arriverais j’espère dans les semaine à venir à sortir de cette nostalgie pour m’investir dans le présent, et surtout à enrichir le présent de cette expérience magique de la Guyane, sans avoir le sentiment de tout abandonner. J’espère arriver à devenir un mélange de ce que j’étais avant ce voyage et pendant, sans trop de regret et de douleur. C’est étrange quand même, comme se fait il que je me sente plus guyanaise que française, pourquoi ais je le sentiment d’être plus à ma place là bas ? Y a-t-il eu mal donne à la naissance, suis-je guyanaise dans l’âme échouée par hasard dans la métropole froide et pleine de retenue ? Je plaisante bien sur, mais ça me pose vraiment question, est ce l’exotisme ? Je ne crois pas. Il ne s’agit pas du tout d’une envie d’être en vacances au soleil out le temps, car à aucun moment je ne me suis sentie en vacances, c’est vraiment la vie guyanaise, avec ses bons et ses mauvais cotés, la diversité culturelle, ce cadre extraordinaire où moi habituellement stressée pour rien du tout j’ai pu sans la moindre angoisse réaliser des choses que j’aurais été incapables de faire ici. Cet endroit où rencontrer des gens est simple, où le sentiment d’être jugé n’existe pas (en tout cas pour moi, je ne veux rien généraliser, je ne parle que de mon expérience, j’ignore si c’est celui de tous les guyanais). Bref, je vas arrêter là parcque je suis sans doute dans une phase passagère de nostalgie, que je doit vite tenter de dépasser, pour ne pas être trop triste d’une part, et pour retrouver avec le moins de conflit possible ma vie et les gens d’ici, auxquels bien sur malgré tout je reste attachée. 

    réveillon de noël

    24 déc

    Voici quatre jours que je suis rentrée en France, en vacances dans les Vosges, ski, promenades, veillées au coin du feu. Paysage apocalyptique, sapins et arbres dénudés, le froid, la neige à perte de vue. Ca donne l’étrange sensation de ne jamais être partie, d‘avoir fait une nuit un rêve surréaliste. En 24 heures je suis passée de la forêt amazonienne à 35 °C à la montagne sous la neige à un peu moins de 0°C. Tout est tellement différent on est tenté de se demander lequel des deux paysages est réel et lequel est imaginaire. Mais les deux le sont, et la transition est violente. Le plus difficile finalement c’est justement ça, d’intégrer cette expérience sud américaine à ma vie ici, j’ai petit à petit l’angoisse étrange d’oublier, car rien ici ne me rappelle ce que j’ai connu là bas. On dit souvent que les souvenirs reviennent et perdurent quand des indices dans le présent nous renvoient aux expériences du passé. Mais ici aucun arbre ne me rappelle la forêt, aucun fleuve ne fait penser au Maroni, aucune maison ne me rappelle les cases créoles ou les carbets amérindiens et bushi nenghe. Mais si les images ne restent pas dans ma tête sans arrêt je pense et j’espère qu’une partie de moi a intégré très profondément certaines valeurs, certains goûts, odeurs, envies, images. Une partie de moi est devenue guyanaise et le restera, peut être en sommeil jusqu’à mon prochain voyage, mais toujours là.

    December 19

    le départ

    Cette fois ça y est, c'est mon dernier message depuis la Guyane, mais l'histoire n'est pas finie, car d'un point de vue personnel comme professionnel la découverte de ce département a été surprennante et fantastique, pas question de s'arrêter à ça. Silence radio pendant une semaine donc, car j pars à l montagne pour noël (bonjour ladifférence de climat), je raconterais ensuite comment on se replonge dans la vie quotidienne aprés un tel voyage, et je ferais prochainement un site beaucoup plus construit sur la Guyane et ces richesses. En attendant bonnes fêtes de fin d'année à tous, et à bientôt en France.

    et pour finir, la plage

    bon, mes bagages sont bouclées, ça fait tout drole de partir c'est presque aussi perturbant de rentrer que d'arriver, alors que dans ce sens je connais ou je vais arriver. Dernier week end trés sympathique, temps assez changeant (la saison des pluies a biencommencé), mais nous avons quand même eu de trés beaux moments de soleil. J'ai passé ce dimanche aprés midi à la plage, super façon de cloturer ce séjour, la mer est apaisante, elle fait réflechir, appelle au bilan, et celui de ce voyage est trés riche.
    December 18

    dernier jour

    Dans 24 heures je serais dans l'avion, je suis dans un état d'esprit étrange, d'un coté triste de partir, d'un autre contente de rentrer, je suis dans l'attente du départ. Plus d'urgence mon recueil de donnée est donc définitivement terminé. je suis dans un creux, le moment trés court mais qui semble une éternité quand on tourne la page d'un livre, ce moment où on est friant de la suite, mais pour ça il faut accepter quelques secondes de décoller les yeux des mots pour changer de page. On est alors ni dans la page d'avant déjà tournée ni dans la suivante. Je poserais mes yeux sur la suite de mon histoire quand l'avion atterrira à 7H mardi matin à Orly, et jusque là j'attend, je profite des derniers moments au soleil de la piscine, et je galère à faire encore une fois mon sac.
    December 17

    la pluie encore la pluie

    Ouinn c'est mes derniers jours et il fait que de pleuvoir, c'est pas cool. heureuseent que la piscine est praticable sous la pluie :)  J'ai encore du mal à réaliser que dans deux jours je serais dans le froid. Ceci dit je suis contente de retrouver mes amis et ma famille, et de partir en vacances, et noël... C'est bisarre les derniers moments, on se dit qu'il faut en profiter un max, mais on commence de plus en plus à penser au retour à l'attendre, et profiter de quoi? de la ville, de la pisine, des gens, en profiter pour bosser ou pour se reposer, pour finir d'acheter les cadeaux de noël...? Et sous la pluie tropicale jpeux vous dire que c'est pas simple d'aller se promener ou travailler.
    December 16

    retour de St Georges

    Comme quoi une fois n'est pas coutume, l'allée a été pénible et semé d'ambuches, le retour a été étonnant de simplicité. Départ à 8H en ayant rien prévu, je tombe sur un taxi co sur le pint de partir, même pas plein, avec un chauffeur tés sympa, et une infirmière super cool, avec qui on a été boire un verre aux palmistes en arrivant, en attendant chacune de trouver quelqu'un pour rentrer chez soit. Elle m'a même invité à passer des vacances en Guadeloupe, d'où elle est originaire. Discution trés agréable. Passage au retour dans un super restau créole sur la plage de Rémire Montjoli, coquille de poisson, pommes sautés, calalou, et une fantastique crèpe fourée glace vanille, chantilly et sauce chocolat. Seul bémol, une grosse averse nous a un peu mouillé, malgrés la terrasse couverte. C'était impressionnant, ciel bleu, soleil brillant, progressivement des nuages s'approchent, et on voit la pluie tomber sur la mer à quelques mètres de nous, mais nous restons au sec, et à vitesse grand V ça s'approche et nous innonde violament. Devant nous sur la plage un surfeur téméraire brave la pluie le vent, à la recherche d'une bonne vague. Scène surprennante de le regarder braver la tempète depuis notre terrase devant cette suculente ccrèpe glace chocolat en se plaignant des quelques gouttes qui nous atteignent.

    journée cool

    15 déc. 05

     

    Matinée à la découverte de Tampak, village Saramaka (ethnie bushi nenghe), à 20 minutes de pirogue de St Georges. Ce petit groupe ethnique est arrivé au 19 ième siècle dans l’ouest guyanais et est unique dans la région peuplée essentiellement de brésiliens, amérindiens et créoles. On y voit une volonté très marquée de survivre et de conserver leur tradition, en dépit de leur minorité. Tout en vivant en harmonie avec les autres groupes, ils tentent sans relâche de se différentier, mais se sentent en danger d’extinction, et constatent déjà une grande perte de leurs coutumes. Ceci dit une tentative de repeupler le village avec des Saramaka venus de Kourou notamment semble fonctionner, les médecines traditionnelles ont une place essentielle. On y distingue très clairement les maladies de dieu (naturelles) et les maladies du diable (dues à des mauvais esprits). Un totem au centre du village est là pour témoigner de la vivacité des croyances traditionnelles, on y pris deux fois par jour, y fait des sacrifice, y emprisonne des mauvais esprits, et y consulte les bons esprits quand quelqu’un malade revient de l’hôpital qui n’a pas su le guérir, pour trouver la cause magique du mal, et l’enlever.

    J’ai ensuite passé l’après midi à la découverte du Brésil ou plutôt d’une toute petite partie, la ville Oyapoque, en face à 10 min de pirogue de St Georges. Je suis assez contente j’ai seule négocié le prix  de la traversée, et me suis débrouillée dans une ville inconnue alors que je ne parle pas deux mots de portugais et que la plupart ne parlent pas français. Le dépaysement est total, la vie et la ville sont vraiment différentes des villes guyanaises, alors qu’on est finalement très proche. J’y ais trouver pas mal de babioles, de l’artisanat brésilien, tout ce qu’il faut pour quelques cadeaux de noël exotiques. On y trouve quelques objets assez récurrents et surprenants, comme des sous vêtements féminin très osés aux couleurs de l’équipe de foot (avec bien sur pour favoris le n°10), plein de pinces à cheveux partout en forme de pied (je sais pas pourquoi mais il y en a vraiment partout), bijoux, masques effrayants, vêtements, épices, alcool... Toujours un bruit de fond couvre la ville, des haut parleurs la sillonnent, mais je n’ais pas du tout compris ce que disait la voix, probablement une radio locale. Le culte évangéliste semble majoritaire et les lieux de cultes sont très nombreux. Bref très bonne journée, j’espère avoir l’occasion de voir plus que cette ville brésilienne, surpeuplée, commerciale, et bien particulière par sa situation géographique frontalière, mais où on sent déjà nettement une culture brésilienne bien différente de la Guyane.

    J’avais un peu peur de sortir seule ici une fois la nuit tombée, finalement je me suis lancée ce soir, et on est loin de l’ambiance glauque et angoissante que je craignais. Bien sur je ne me serais pas aventurée dans les rues désertes un peu excentrées. Mais dans le centre ville, la population n’est pas différente de la journée, ambiance très familiale les gens mangent dans la rue, un barbecue à chaque coin propose toute sorte de grillades et du couac (préparation de manioc), les enfants jouent, quelques pétard détonnent bien sur, comme partout en Guyane pour fêter noël. Bref j’ai survécu ici sans le moindre incident, j’ignore si ça aurait été le cas dans certaines banlieues parisiennes. Alors il faut relativiser les réputations des villes de Guyane, tout en restant prudent bien sur, mais inutile d’être parano, nous ne sommes pas dans la jungle, et les brésiliens ne sont pas tous des bandits, loin de là.

    à la découverte de St Georges

    14 déc

     

    Première vraie journée à St George, j’oubli vite la journée d’hier. Pour la première fois je suis vraiment seule, je ne connais personne et personne ne me connais, et pourtant tout se passe trés bien. Plusieurs entretiens ce matin en créole avec des brésiliens devant le centre de santé, avec un infirmier, rencontre avec les médecins, le maire... Promenade dans la ville à la découverte de son âme, de ces habitants, de son architecture. Comme sur le Maroni toute la vie est tournée vers le fleuve qui a une importance cruciale. Ici les différents groupes semblent se côtoyer beaucoup plus facilement que dans l’ouest ou Cayenne. C’est peut être une fausse impression, mais es groupes d’amis sont pluri ethniques, les indiens se mélangent beaucoup plus aux autres (souvent on voit un refus des alliances entre amérindiens et autres groupes, car leur petit nombre et surtout leur histoire dramatique les incitent à vouloir survivre et donc à ne pas se mélanger, mais ici ça ne semble pas être le cas, et les mélanges sont vus comme une richesse, par les brésiliens comme les indiens comme les créoles). On m’explique qu’effectivement cette ville est multi ethnique depuis très longtemps, et qu’il n’y a pas de conflits. La ville est aussi brésilienne que créole que guyanaise, que palikur (amérindiens). J’ai passé l’après midi à la découverte de village espérance, village palikur, séances photo, entretiens, discutions informelles. On m’avait dit qu’ici les indiens étaient très méfiants et difficiles à aborder, je me demande si nous parlons du même lieu. Les gens sont très accueillants, se livrent, m’invitent même parfois à manger. Malgré mes appréhensions, je me félicite d’avoir oser venir ici seule. Quelle satisfaction d’être acceptée et de découvrir vraiment  par soit même. Seul inconvénient, la nuit tombe tôt (19h au plus tard), et seule il est difficile de sortir, car on me dit qu’il y a ici un climat d’insécurité assez important, mais aussi très récent. Certains attribuent cette évolution négative à la création de la route, car avant St George n’était pas relié à Cayenne par la terre, il n’y a que 5 ans que la ville ‘est plus isolée. Des brésiliens venu des terres peuvent donc désormais passer par St George (même si les douanes et les gendarmes tentent de contrôler). En effet la drogue et les violences viennent du Brésil, ceci dit il n’y a pas d’amalgame entre brésiliens et ces problèmes, ces brésiliens problématiques ne sont pas ceux qui vivent ici ou à Oyapok en face, ce sont les migrants venus de plus loin.  Les brésiliens du fleuve sont autant chez eux que tout les autres. (Ce qui est moins le cas je pense avec les Surinamais de St Laurent du Maroni). En tout les cas il n’y a aucun doute, je me sens mieux ici et à St Laurent, que à Cayenne. Le dépaysement et l’authenticité sont beaucoup plus forts, les mentalités sont très différentes, et la petite taille de la ville fait qu’on s’y sent vite chez soit et qu’on rencontre souvent dans les rues des gens connus, et ça c’est agréable. Ceci dit je suis là pour une courte durée, il est probable que vivre réellement ici inverserait sans doute ces avantages en défaut. En effet en une journée j’ai certes beaucoup marché mais j’ai parcouru toute la ville dans tout les sens en peu de temps, au bout de quelques temps on doit s’en lasser.

     

    C’est drôle il semble qu’ici les comportements de santé soient plus cohérents chez les anciens que chez les jeunes. Les anciens ont compris l’intérêt de la médecine occidentale, vont d’abord au dispensaire, et ensuite font leurs remèdes traditionnels, décoctions de plantes cueillies en forêt,et si ça ne passe pas, si c’est trop grave, les prennent les médicaments du docteur. Certains informent le médecin, d’autres non. Les jeunes en revanche vont chez le médecin, prennent les médicaments, et si ça se complique et que c’est vraiment grave, ils se tournent vers la médecine traditionnelle. D’autre prennent aussi les deux en même temps, alternent, un jour le médicament et un jour les tisanes. Il y a donc une inversion, les plus âgés croient plus en leurs remèdes, mais font confiance en l’hôpital quand c’est trop grave, les jeunes croient plus en la médecine « des blancs » (c’est comme ça que c’est appelé sans rien de péjoratif la dedans), et se tournent vers la tradition quand c’est grave. Dans tout les cas il semble y avoir un retour à a médecine traditionnelle, et une prise de conscience de la nécessité de la conserver, et du risque de la perdre, et le regret d’avoir déjà perdu avec les anciens de nombreuses richesses, car la transmission a été rompue à cause du désintérêt, de la facilité du dispensaire, de la difficulté de plus en plus grande à trouver les plantes, à cause de la pollution et de la déforestation... et aussi de la méfiance des anciens à livrer leurs secrets à des jeunes qui parfois en font un business. Tous ces facteurs rendent la transmission difficile, mais il y a une réelle volonté de conserver ces pratiques et ces connaissances, pour les habitants, mais aussi pour le personnel médical. Un projet de créer un jardin de plantes médicinales, pour conserver les espèces, les développer, peut être les vendre, et informer sur leurs vertus et leur préparation et aussi leurs dangers. La région était favorable et devait financer ce projet, qui n’a pas aboutit pourtant et personne ne sait vraiment pourquoi (affaire  suivre).

    arrivée à St Georges

    13 déc. 05

     

    Une vraie journée de merde désolée pour l’expression, mais y a pas d’autre mot. Le départ déjà relativement angoissant pour St George devait être à 6H30, le taxi co devait me prendre où je loge à Cayenne, j’attend une heure, on est en Guyane personne n’est à l’heure, mais j’appelle quand même au cas où on m’aurais oublié. Le taxi a un problème de batterie, nous serons en retard, on me téléphonera. Ok pas de soucis, je patiente, une heure, deux heures, je rappelle, le taxi prévu a envoyé un autre me chercher, qui bien sur n’est pas venu, n’a pas appelé et est parti sans moi. Finalement après au total quatre heures d’attente dans l’incertitude, un taxi co fini enfin par trouver la maison, et en route. (Pendant toute cette attente je rêvais de plonger dans la piscine me détendre, ce que je n’ais même pas pu faire car on pouvais venir ou appeler n’importe quand). Bref, soulager quelques minutes, enfin sur la bonne route, je comprends vite que les heures pénibles d’attente ne sont rien comparées à celle qui vont suivre. Le taxi co, bourré de brésiliens très sympathiques qui hurlent sans arrêt dans une langue que je ne comprends pas, au bout d’une demi heure ma tête ne tient plus. Probablement que celle du chauffeur non plus, alors il décide de mettre la musique à fond (zouk, raga, chanter noël...) il augmente progressivement le son, pour couvrir d’une part les brésiliens,qui du coup crient encore plus fort, et d’autre part le moteur de la vieille camionnette toyota. La encore une route sinueuse, longue, accidentée... la routine quoi... Une longue fissure qui parcours le par brise sur toute sa hauteur atteste que le véhicule a vécu. Ce trajet aurait été trop calme si nous n’avions pas été contrôlé par les gendarmes, et si les brésiliens avaient eu des papiers. Aucun des six n’a de visa, et deux sur six ont des papiers d’identité. Le chauffeur négocie et explique que justement ils rentrent dans leur pays (St George est à la frontière brésilienne), car bien sur aucun ne parle français pour s’expliquer. Finalement les gendarmes sont sympa et nous laissent tous partir après une bonne leçon de morale et l’interdiction pour eux de revenir sur le territoire (on sent dans leur voix qu’ils ont conscience que c’est des paroles dans le vent). Le taxi évite encore quelques crevasses, roule parfois sur le bas coté car les trous dans la terre sont moins violents que ceux du béton, et enfin nous arrivons à destination. Les bateliers (pas de piroguiers ici c’est drôle, ce sont des bateaux, je ne sais pas pourquoi j’aimais mieux les pirogues) nous saute littéralement dessus, se bousculent pour nous emmené  l’Oyapoké (ville juste en face au brésil), après de multiple explication pour qu’ils comprennent que je reste ici, j’attrape mon sac et demande mon chemin, pour me diriger vers la boulangerie, où la personne qui accepte normalement de m’héberger (l’ami d’un ami) travail ou a laissé les clés pour moi. Mais bien sur la boulangerie n’ouvre pas avant une heure trente. Je m’assois donc à une terrasse, bois un jus de fruit, et j’attends, sous le regard curieux des passants (la ville n’est pas grande et une nouvelle venue ne passe pas inaperçu). Certains curieux m’interroge, me drague, mais reste corrects. Enfin le volet métallique de la boulangerie s’ouvre, j’attrape mon sac et le temps d’y arriver elle est pleine de client. Je patiente encore pour que le vendeur (qui n’est pas celui qui m’héberge) me dise que ce dernier n’a rien laissé et qu’il ignore où il est. Il fini par m’expliquer où se trouve sa maison. Sa voiture est là, j’appelle, je frappe, pas de réponse. Je téléphone personne ne répond. Je suis seule, dans une ville inconnue et il est 18 H, la nuit va bientôt tomber, ok pas de panique. Je patiente encore, une heure plus tard l’homme en question sors de chez lui, il dormait et n’a pas entendu (pourtant la porte elle n’a failli pas tenir à mes coups au bout d’un moment). Il me dit qu’il pensait que c’était une blague, qu’il ne s’attendait pas à ce que je vienne vraiment. Mais pas de problème, me montre ma chambre, me donne un jeu de clés. Ouf, sauvé ! Quelques minutes de discussion et je me retrouve enfin seule, au calme, en sécurité. Un petite crise de larme juste pour évacuer un peu ces péripéties et la fatigue, et je repars avec mon sac à dos visiter un peu la ville, faire quelques courses, et surtout téléphoner pour prévenir que je suis bien arrivée et aussi pour raconter un peu mes malheurs à une amie, ce qui m’a fais du bien, et tout m’est apparu d’un coup bien moins dramatique, presque drôle. La ville me semble alors beaucoup plus accueillante. Brésiliens, créoles, amérindiens, noirs marron, des vélos, voitures, des enfants jouent pieds nus à escalader la statue de la « grand» place. Ceci dit il fait nuit, pas d’imprudence, seule et je ne connais personne, je rentre donc à ma chambre, un bon repas, quelques heures de sommeil bien méritées, et me voilà prête pour une nouvelle journée. Bilan de la journée, de très longues heures à attendre, d’autres tout aussi longues à être secouée inconfortablement sur une route pourrie dans une cacophonie insupportable, à nouveau l’attente dans le stress d’être seule dans une ville qui me paraissais hostile, sans savoir où dormir ce soir. Et enfin tout s’arrange et dans l’esprit guyanais mon inquiétude semble ridicule, car « tout baigne toujours, rien n’est grave, tout s’arrange... ». Effectivement, j’était redevenue une métropolitaine inquiète le temps d’une journée. Probablement la fatigue, je décide donc en me couchant de redevenir guyanaise en me couchant sans me prendre la tête pour le programme et l’organisation de la journée de demain. La cool-attitude refait son apparition dans mon esprit, et je ferais en sorte que les prochains jours ne ressemblent pas à celui-ci. Mais finalement cette journée relativement typique de la Guyane pleine d’imprévu et au jour le jour, m’apprend un peu plus la patiente et contribue à me guérir de mes stress quotidiens, rater un bus où arriver en retard à la fac après tout ne sont pas dramatiques, puisque j’ai « survécu » à une telle journée. Ca fait partie de ce qu’on apprend ici, à relativiser, dédramatiser.

    December 13

    dernier coucou avant vendredi ou samedi

    départ 5h du mat' demain pour St George, un peu à l'aventure, mais je sais ou dormir donc je suis sauvée, pour l suite je me débrouillerais. Quatre jours ce sera court, mais mieux que rien, et ca devrait être trés interressant. donc a samedi.
    December 12

    départ demain matin pour St Geoge de l'Oyapock

    fin de journée hier aussi fructueuse que la matinée, découverte de la communauté haïtienne, trés accueillante. Je pars demain pour la derniere étape du voyage, l'est guyanais, à la frontière brésilienne. l'organisation logistique des trajets sur le fleuve Oyapock n'est pas simple, mais j'espere pouvoir aller jusque Camopi, un village amérindien connu ici pour illustrer parfaitement le concept d'anomie. Aprés cette dernière semaine éprouvante la boucle sera bouclée et je reprend l'avion pour Paris lundi 19, la valise remplie de nouvelles expérience et de super souvenirs.
    en attendant ce sera le silence radio jusqu'à mon retour de l'Oyapock, probablement samedi, car je n'aurais pas le net là bas.
    December 11

    cayenne by night, et matinée en bas bois

    hier,aprés une journée d'entretiens à Cacao (village Hmong (Laos)), soirée super, restau, découverte des rues de Cayenne de nuit, les quartiers chauds, branchés, une super vue panoramique d'où on voit tout Cayenne, un passage périlleux en voiture sur le pont de Cayenne (en voiture, sans barrière, sans éclairage...). Bref, super. Avec toujours le même constat malheureux, prostitution et drogue sont omniprésents, les femmes ouvrent leurs manteaux sur notre passage pour se montrer nues, surtout les brésiliennes, chaque groupe a son quartier, les brésiliennes, les dominicaines, les sainte luciennes,quelques créoles. Les hommes circulent en voiture, et font leur choix. sinistre visite, passage ensuite en centre ville, les bars branchés, la musique de rue, le quartier chinois... Bref un chouette visite avec les différents aspects de la villes, ceux qu'on montre aux touristes et ceux qu'on ne montre pas.
     
    Donc le temps de dormir quelques heures et départ tot ce matin, pour une autre aventure. Dans la brousse, aprés une route de terre battue pleine de trous, une clairière dans la forêt, et apparait enfin la maison d'un guerrisseur. Une matinnée donc passée à déambuler, à noter et photographier les plantes médicinales, les fruits, à observer des caïmans, les serpents. Nous avons beaucoup marché à la découverte de la médecine traditionnelle, mais il prend toujours soin de ne pas tout dévoiler, pour garder le secret de la recette finale, acessible aux seuls initiés,dignes de confiances, et qui ont acquis une certaines spiritualité permettant une transmission des savoirs proche de la télépathie. L'hospitalité légendaire des créoles a été honore, nous y avons mangé, un super couscous, et sommes rentrés les mains pleines, de fruits, de plantes, d'encens (pris directement sur l'arbre). Don super début de journée, que je ne peut pas plus détailler car j'ai rendez vous dans une demi heure pour faire de entretiens avec la communauté haitienne que je connais encore trés peu. la suite plus tard donc.
    December 10

    enfin de retour au pays des internautes

    Ca y est, je revie à nouveau dans l'univers virtuel. Aprés ces jours sans mon moyen de communication préféré,  le retard va être difficile à rattrapper. Aprés mon arrivée à Cayenne j'ai eu une période un peu difficile, le temps de m'habituer et surtout de partir boser sur le terrain et je suis à nouveau en pleine forme et super motivée. J'ai passé une journée à BP 134 (vient de boite postale et le numéro vient d'un numéro de fusil du premier brézilien qui s'est installé  à cet endroit). Ce lieu est un bidonville, proche de Cayenne (à Rémire Montjolie), où s'entassent dans des conditions déplorables des immigrés bréziliens, et leurs enfant, souvent nés en Guyane mais beaucoup sans papiers. La plupart de ces enfants (dont des adultes maintenant) n'ont d'existance ni en Guyane ni au Brézil, une jeune femme me dit qu'elle n'est personne et ne se sent pas plus guyanaise que brezilienne et encore moins francaise. Mais trés vite le constat saute aux yeux, si leur identité culturelle est un sujet qui me passionne, c'est vraiment le drnier de leurs soucis. A dix personnes, dans une pièce minscule, faite de quelques morceaux de tole, pas du tout étanche, car nous avons fait des entretiens sous la pluie dans l'une de ces bicoques. Les conditions d'hygiène sont bien sur dramatiques. Mais je ne m'étendrais pas à décrire ça, les photos parlent d'elles même. La plus grande peur de ces gens est que l'on détruire leur maison sans leur roposer un logement, mais il semble que la mairie ait décider de construre des logemnt sociaux. Petite touche d'espoir, pour moi qui décovre un univers tellement loin de tout ce que je connais, tellement plus dramatique que ce que je pourrais imaginer. On relativise tous ces petits problèmes quand on visite ces lieux. Une femme nous raconte ses difficultés, pleurs longuement, un enfant joue dans la boue, les jambe ensanglantés par les piqures de moustiques, les dealers nos regardent passer en s'interrogeant probablement sur notre potentialité à devenir leurs clients. Et en meme temps nous sommes accueillis à bras ouvert dans chaque maison, certains nous proposent du café, un jus, et même le repas, ces gens qui n'ont rien et qui sont pus hospitaier que nous... Quelle leçon de vie de voir ça de ces propore yeux. u début je me suis sentie profondément triste, je n'arrivais pas à gérer outes ces souffrances et surtout mon impuissance, je me suis même surprise à fuir intellctuellement, à éviter d'écouter car c'était insupportable. Mais petit à petit on parle, les gens nous regarde, nous interroge, et on sent qu'il y a une place pour nous ici. Ces genssont vivants, ils s'aiment, mangent, ont de l'espoir, certains vont à l'école (pas tous), nous ne sommes plus à mes yeux dans un mouroire, mais dans un lieu où tout reste à faire. A mesure que j'évolue dans ce bidonville je ne me sens plus dans l'insupportable qui demande la fuite, mais dans l''insupportble qui demande l'action. J'essais à mon niveau de donner quelques infos sur les maladies, sur l'hygiène, sur les procédure pour obtenir des ppiers français pour les enfants... Et je réalise que ces lieux finallement sont des "ruches de résilience", une grande richesse, des centaines de gens dans une situaton dramatique, mais qui vivent, évoluent, se battent, élèvent leurs enfant le mieux possible, et font des projets d'un avenir meilleur. Le pessimisme laisse la place à l'espoir, car ces gen sont loin d'être des drogués, dépressifs, abandonnistes, assistés, qui se laissent aller. Ils sont le contraire de ça.  Ce fut donc une visite éprouvante mais riche d'enseignement.
    December 07

    probleme de connection

    je suis actuellement connectée sur l'ordinateur de quelqu'un, mais la connection du lieu ou j'bhabite ne fonctionne plus. c'est pour ca que je ne peut pas mettre les photos de cayenne. Je réalise finallement à quel point je suis dépendante du net, et je trouve ca déprimant. Au moindre coup de blues, j'ai besion de venir, parler a mes amis, ecrire des mails... Comment se fait il que je n'arrive pas à évacuer mes joies et mes doutes dans la realité et qu'il me faille cet outil? Bon, c'est sur je vient d'arriver a cayenne, et je ne connait pas grand monde, je m'y sens donc un peu seule. mais me réfugier sur l'ordi qd ca va pas ne m'aidera pas trop à en rencontrer. voilà tout le paradoxe des contacts à distance, à la fois tellement imptt et agréables, et en meme tps virtuels. Ceci dit je survie sans, mais avec un manque tout de même, et je trouve ca assez pitoyable.

    premier jour a cayenne

    Premiere journee à Cayenne. Au programme marché, découverte des musées, des   plages, de la place des palmistes, des amandiers... C'était une journee agréable, mais beaucoup trop de voitures, de sdf, et de magasins à mon gout. Je me sent presque déjà en France et c'est assez déprimant. Je devrais découvrir demain des coins plus pittoresques, comme les bidonvilles breziliens et haitiens... hum hum. j'ai beaucoup marché, une bonne nuit de sommeil me fera du bien, je suis assez contente de ma journee, et pourtant je ressens ce soir le contre coup de mon départ, et je réalise que je suis deja presque partie, de saint laurent, et tres bientot de guyane. Une rencontre tout de même aujourd'hui m'a rappelé que je suis tjr en guyane et l'objectif de ma recherche, une vieille dame sur le marché de Cayenne, qui vendait des produit médicinals de toute sorte et m'a expliqué beaucoup de choses. graisse de serpent pr les articulations, graisse de tortue pour les plaies, les différentes plantes amer, les thés, et aussi quelques tablettes de médicament suspect, venu dont ne sais ou, pour la douleurs et autres maux (sans boite, sans marque, sans date...). j'ai découvert aussi un produit miracle pour la grippe parrait il, impossible de me souvenir du nom, mais ca a un rapport avec les tigres, peut etre quelqu'un peut completer cette info parmi les lecteurs. 
    December 06

    bien arrivée a cayenne

    Aprés trois heures d'attente, pour que le taxi collectif soit rempli, nous partons enfin vers Cayenne. Trois heures de route, dans une vieille camoinette aménagée en mini bus, roulant à 110 km/h sur une route pleine de trous. Mais juste trois heure sans imprévu ca aurait été trop simple. Nous avons donc été arrêté  par la douane. Presque une heure de questions, de fouille des bagages (et j'étais super chargée). Pêche fructueuse puisque les douaniers ont trouvé (ou plutot leur chien) un gro sac de canabi et surtout une valise avec un faux fond plein à craqué de cocaine. Nous avons tous eu droit à une lecon sur la drogue, sur comment ne pas se faire avoir par les traficants, nous avons chacun respiré l'odeur pour savoir reconnaitre la cocaine si nous y étions à nouveau exposé, le propriétaire de la valise, avec qui nos avions discuter avant le départ était quelqu'un de trés sympathique, tout penaud bien sur, j'ai trouver la procédure peu éthique, ils ont sorti son casier judiciaire, nous ont dit qu'il avait fait de la prison, bref, je pense que savoir qui et comment ce garçon a fait une béise (même aussi gosse) ne nous regardais pas. Mais bon, sachant les gros trafic en guyane ils ont voulu faire l'exemple, ce qu'à la limite je peux comprendre. Ils ont donc galèré pour ranger mon sac et ma valise, pleines à craque et que j'avais savamant rangé pour que tout rentre, et nous avons enfin pus repartir pour la gare routière de Cayenne. En dehors de cet imprévu, le voyage a été pour moi une étape importante, une tansition longue et nécessaire. Avec une première partie de route ou je me setais trés triste de partir, trés émue par les adieux au différenes personns qui ont compté pour moi à St Laurent, t une deuxième partie de route tournée ves l'avenir, sur ce qui me este à faire a cayenne, sur l'oyapok, sur l'organisation de la suite. J'arrive donc ici sereine, et prête pour cette nouvelle étape du voyage. Ceci dit arriver à Cayenne, retrouver toutes ces voitures, ces centres commerciaux, ce paysage tellement différent de l'ouet guyanais me rend nostalgique. Nous sommes dans une grande ville, c'est beaucoup moins dépaysat, et je me dit que j'ai bien fait de faire les choses dans ce sens là, car je me prépare du même coup en vivant en ville au retour en métropole. J'arrête là de raconter ma vie, parcequ'il est difficie de résister à l'appel de la super piscine qui n'attend que moi. Je sais que je ne me rafraichirais pas car l'eau est à 28 ° sur le thermomètre, mais ca va bien me détendre.

    snif snif

    je quitte Saint Laurent défintivement dans quelques heures. Je m'y plaisais bien, et j'apréhende un peu mon retour dans une grande ville, aprés un mois et demi passé dans cet univers à part du bas Maroni. L'étape Cayenne représente déjà pour moi la fin du voyage, plus que 15 jours... avant le froid, la neige, les cadeaux de noel, les examens, le chocolat, la famille, les amis... Plus le temps passe et plus finnallement je me sens sereine, cette étape de ma vie est inoubliable,mais je ferais en sorte que la suite le soit aussi. Je rentre bientot, aprés avoir réalisé un rêve de longue date, mais avec de nouveaux objectifs, poursuivre ces recherches, rédiger un bon mémoire pour faire honneur et tenter de rendre à la Guyane ce qu'elle m'a donné, devenir psychologue, et préparer plus tard un nouveau voyage. 
    Ma seule crainte qui subsiste vraiment est celle de me réadapter à Amiens, car j'ai le sentiment trés fort de ne plus être la même, même si au fond nous évoluons chaque jour, cette expérience accelère je pense une certaine maturité, sur laquelle je devrais travailler pour qu'elle soit bénéfique aussi en Picardie  et ne devienne pas un poid, le poid de la nostalgie du voyage où je me suis épanouie.
    December 05

    grand moment

    trés grand moment hier soir. J'ai passé 4  heures avec une dame aérindienne, mélange incertain entre recherche, amitié et entretien thérapeutique, à un moment diffcile de sa vie, car elle vient de perdre brutalement sa maman. Un recul, une intelligence surprennante, j'ai eu un grand sentiment de cohérence, un contact fantastique avec cette dame que je connaissait déjà, trés affectueuse, généreuse, maternelle. Cette capacité à se livrer, à dire les choses, à pleurer, et je m'étonne du même coup de ma propre capacité à écouter, à gérer, sans inquiétude, une situation pas facile, et pourtant finallement si naturelle. Je ne dis pas ça pour m'envoyer des fleurs, mais je pense avoir bien joué mon role, et je suis rentrée chez moi sereine, lavée de tout les doutes qui pourraient me traverser sur les raison pour lesquelles je fais ces études là, et sur ma capacité à ne pas me laisser "asperger par la peine des autres".Je sais pourquoi, et j'aime profondément ce job, qui n'est pas encore le mien mais dans lequel je sais maintenant de plus en plus que je m'épanouirais. 

    départ imminent pour Cayenne

    Je vais quitter avec beaucop d'amertume mais aussi beaucoup de reconnaissance la ville de Saint Laurent du Maroni. Car j'y ais vécu de grands moments, je pense qu'on ne revient pas intact d'un tel voyage, ça transforme, à beaucoup de niveaux, et je pense avoir gagner ici beaucoup de connaissnces, de plaisir, de maturité, dans ma recherche, dans mes rencontres, et dans les imrévus... parfois si agréables. Un grand merci donc, à tous ceux qui ont constitué cette étape de ma vie que je ne suis pa prête d'oublier.