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    November 28

    a samedi

    début de matine pas simple, quelques coup de téléphone et tout va mieux. Je pars demain matin pour quatre jour en haut du fleuve, dans un village appelé grand santi, accessible uniquement en une journée de pirogue (voyage compliqué car le fleuve est agité et bas en ce moment et qu'il faut passer plusieurs sauts pas facile, mais les piroguiers sont les pro). alors c'est la débandade, médoc pour le paludisme, hamac, creme solaire, anti moustiques, bouffe... je suis trop contente, je ommencais un peu à tourner à st laurent (professionnellement parlant uniquement mais c'est quand meme pour ca que je suis ici, pas uniquement pour m'amuser) qui n'est pas si grande que ça. enfin un peu d'aveture. donc ce sera silence radio sur mon blog jusque samedi, mais j'aurais alors sans doute des miliers de choses à dire, et des tas de photos.
    a bientot

    super week end

    Week end cool, musique, repas créole avec le congrés des journalistes de presse francophone dans une crique au milieu de nul part, danses traditionnelles,animaux exotiques, retour à saint laurent en pirogue dans la crique puis le fleuve trés agité, (pour une fois c'était trés rafréchissant, on était trempé), piscine, soirée entre amis... que demander de plus
    ce debut de semaine est un peu plus compliqué, il devient difficile de rencontrer des gens car les entretiens qui me manquent sont avec des gens qui habitent en dehors de la ville (principalement les hmong et les haitiens), et sans voiture c'est trés compliqué...
    c'est stressant ce matin,j'ai le sentiment d'être débordée et de devoir faire trop de choses, mais mes rendez vous de ce matin ont été annulé, et les autres sont trop loin sans voiture, donc je ne peux rien faire...
    cet aprés midi en revanche sera bien chargé, ça ira mieux.
    November 25

    :(

    snif snif, j'ai enlevé mes tresses aujourd'hui... jme sens moins guyanaise d'un seul coup. :(
    November 22

    dur dur le rythme guyanais

    Week end bien sympathique, mais pas trés studieuse depuis quelques jours, je commence à m'adapter à la Guyane et à un rythme cool, c'est difficile à la fois de devoir s'adapter à un mode de vie, découvrir une culture et en même temps être dans la nécessité de concerver certains impératifs, comme celui de travailler, entre les repas, les siestes et les soirees... Mais je l'écris et j'en ais pris conscience, donc je vais y remédier rapidement, car il ne me reste déjà plus qu'un mois, ça passe beaucoup trop vite à mon gout tou ça, c'est frustrant de ne pas rester plus longtemps.
    November 20

    fête folklorique surinamienne

    Hier soir ambiance de fou. Nous sommes allé à une grande soirée pour fêter la culture surinamienne, à l'occasion des 30 ans de l'indépendance du Surinam (nov 1975). C'était génial, défilé de costumes traditionnelles des différentes ethnies, bushi nenghe, indien, amérindiens, saramaka... suivi pour chaque d'une démonstration de danses traditionnelles, le tout accompagné bien sur de spécialités culinaire, et avec des groupes de musiciens créole, bushi et amérindien vraiment bons. (je suis revenu la bouche en feu, piment, jus de gingembre corsé... mais c'était trop bon). Les guyanais et les surinamais savent faire la fête, ça danse (et il faut voir les déhanchés, les gens se chauffe en prévision du carnaval), ça chante, ça crie (des fois je ne comprend pas bien pourquoi tout le monde ensemble crie), tout ça sans un cigarette et avec tés peu d'alcool. Si ici il y a beaucoup d'alcool et tout, ça ne veut pas dire du tout que ce soit les ingréients nécessaires pour la fête, et ça c'est génial. Ce qui est sympa aussi c'est qu'il s'agissait d'une fête folklorique, mais pas pour les touristes, il y avai trés peu de métropolitains, et on ne venait que sur invitation, donc il ne s'agissait pas d'une mise en scène pour touriste, mais vraiment d'une célébration des cultures entre surinamiens. Tout les ages se confondent, toutes les ethnies dansent ensemble, à l'heure où les conflit ethniques sont encore largement d'actualité, voilà une belle leçon  de ce que devrait être la Guyane (elle l'est par endroit, mais pas partout). D'ailleurs à 2H du matin, à la sortie de la fête (ou plutot notre départ car elle dur jusque 4H), nous sommes resté bloqué par une route barées entre un village bushi et amérindien, route fermé par ordre de la capitaine du village amérindien pour se potéger des noirs marrons. Rapide retour à la réalité aprés cette leçon de tolérence et de communion cuturelle. Mais bilan, nous avons passé une super soirée.
    Ce matin j'ai rencontré un chef Saramaka, qui me dis qu'il a 25 enfants, devant mon étonnement, il ajoute, mais ça c'est uniquement en Guyane, il en a aussi environ 5 au Surinam évidement. (je rappelle que les noirs marrons sont polygames et ne s'en cachent pas). Voilà, de quoi couronner mon week end de dépaysement... :)
     
    (désolée si les photos sont floues, mais d'une part j'avais pas de flash, et surtout avec un tel rythme c'est difficile de prendre des photos, mais justement, finallement elles refletent bien la soirée et les danses, mais pour ceux que ça interresse j'ai filmé pas mal)
    November 19

    Bon anniversaire mamie

    Un petit message perso pour souhaiter un trés bon anniversaire à ma grand mère. Même au soleil et à l'autre bout du monde je ne l'oubli pas. A bientot, profiter bien de votre dimanche en famille, je me rattraperais à noël. Plein de bisous à tout le monde.
    November 18

    quel pied

    Super journée, j'ai rencontré plein de gens super. Je ne suis la que depuis 15 jours, je suis loin d'être une Saint Laurentaine, mais quel pied de croiser plein de gens qu'on connait, de connaitre les lieux et les personnes dont on parle, et que certaines personnes aiet entendu parlé de ma recherche, et savent ce que je fais, parceque j'ai interviewvé presque tout le "gratin guyanais", et les info passent vie ici. C'est bête mais j'ai presque l'impression de connaitre plus de gens ici et d'être plus connu aussi ici que dans la ville ou j'habite en France.C'est plus petit c'est vrai mais bon... Faut il aller au bout du monde por rencontrer des gens et pour se sentir chez soit??? En tout cas c'est tetre répetitif, mais si j'écris moins et que je met moins de photo c'st parceque justement je suis de moins en moins une touriste, et que je passe peu de temps devant mon PC, je vis à fond la Guyane et les guyanais.
    November 17

    décollage réussi

    Hier ariane a décollé, vers 21H (fusée bien guyanaise, jamais à l'heure et qui sait se faire attendre). Je pensais qu'on ne voyais de Saint Laurent qui se trouve quand même à 200km qu'une vague trainée au loin. éh bien non, c'est trés impressionnant, ça dur quelques minutes, on voit bien la forme de la fusée, dans une lumière éblouissante, j'imagine ce que ça doit être de la voir décollé de Kourou si on la voit si bien d'ici. On voit trés bien quand elle quitte l'athmosphère et se détache des réacteurs (qui tombent sur la tête des pêcheurs en desous).  à la regader partir si vite on imagine en quelques minutes la vue que l'on doit avoir de là haut. Finalement à coté un voyage en Guyane c'est comme traverser un rue, tout est relatif ...
    November 13

    vive la colombo et le sorbet coco maison

    mmmm le colombo suivi d'un sorbet coco fait par Mme H, avec noix de coco, cannelle muscade, citron vert... je parlais la derniere fois des problème d'alcool de drogue, je viens de trouver ma drogue à moi, je suis officiellement dépendante et accro au sorbet coco créole... ca va etre dur la désintox au retour

    ariane retardée

    hier soir la fusée devait décoller de kourou vers 20H30, de nombreux adeptes sont patis pour kourou (200km) pour la voir mieux, de saint laurent on la voit aussi bien sur, mais beaucoup moins bien. Vers 18H la radio annoncait le report du lancement au lendemain. panique sur la route de kourou (et il faut voir la route), ou toute les voitures (du moins les chaceuses qui avait la radio allumé et ceux qui se trouvaient sur une portion de route où on peut capter la radio, ont donc fait demi tour, à la guyanaise, donc directement, sans attendre d'intersection, la radio annoncait donc un gros bordel surla route... ah lala, tout ca pour une tite fusée qui ne veut pas se lancer. pour info ca fait deja une semaine qu'on annonce son lancement qui est chaque fois annulé. j'ai entendu "bon vaut mieux retarder et eviter qu'elle se plante", c'est clair, mais quand même, ils pourraient penser un peu aux autres dans l'aérospatial... 

    soiree st laurentaine

    petite soiree bien agréable hier, piscine au clair de lune, restau chinois, concert de reggae sur la place du marché, puis despé dans un bar (pour ne pas dire le bar)de st laurent, rendez vous nocturne des jeunes et surtout des métropolitains. et à la fin de la soiree, une idee obsédante, comment vais je faire pour retrouver amiens apres tout ca...?
    November 11

    tit reunion créole

    Ce matin, petite réunion imprévisée de trois femmes créoles, discution trés animée sur quelles plantes utiliser pour guérir le mal de gorge de l'une d'entre elles. Les feuilles de mélice, le fruit cajou, une fleur trés efficace mais qu'on ne trouve plus, peut être chez une dame, il faudra faire des boutures pour éviter que cette fleur ne se perde, ou encore des huiles et des plantes vendues au surinam. Chacune donne son avis. Sur les trois femmes, l'une est infirière, l'autre aide soignante. Voilà un bon exemple d'un usage et d'une transmission des connaissances traditionnelles, sans s'opposer pour autant à la médecine moderne, concidéré comme nécessaire pour certaines choses mais inutile pour d'autres. A travers ces soins anodins, la culture et transmise, sans mise en danger de la santé de chacun, et avec une efficacité certaine, et une prudence (toute relative pour certains autres créoles)

    st laurent by night

    Balade de nuit hier soir dans les rues saint laurentaines, différentes ambiences pour différents quartiers. le plus surprenant est un quartir appelé la charbonnière, quartier bushi nenghe, ou a partir de 22h, drogue, alcool et surtout prostitutions ne sont plus que des mots et des idées abstraites. des enfants de cinq six ans, et plus joue aux dés, des plus grand jouent à des jeux d'argent, un pétard à la bouche, un verre à la main, les yeux des hommes equarquillés, à l'affux, probablement déjà bien imbibés de toute sorte de substances. J'ai l'impression d'une scene suréaliste, au hazard des ues on appercoit dans cette cité ou de petite habitations sociales sont vendu aux familles nécessiteux, qui deviennent en qq mois des palais somptueux, résultats des traffics de toute sorte, et pincipalement d'herbe et de cocaine, dont chacun est tres fière de montrer les bénénéfice à travers un concours de la maison au départ social qui devient une marque de richesse. Partout dans les rues des jeunes filles, voir trés jeunes, venue principalement du surinam (pays trés pauvre)  vendent eurs charmes. d'un coup je réalise que ma rechreches et mes questions sur e sida et ma vision tes occidentale de qui il touche et de comment il se développe et trés loin de la réalité que l'on rencontre ici, dans ces rues que je parcourt le jours pour interogé la population et où la nuit s'y promener à pied (surtt pr une métro) serait une pure folie. Autre quartier autre ambience, beaucoup plus calme et bon enfant, les amérindiens jouent à la pétanque, discutent, pourtant il n'y a pas ici moins de drogue et d'alcool, au contraire mais le mode de consomation est trés différen, l'alcool n'est pas comme à la charbonniere un lément de la fête et des relations socales, il est privé, discret, comme la drogue. ici les traffics ne sont pas moindre, mais l'argent n'est pas montré fièrement,il est directment bu... vient ensuite le quartier chinois, où le commerce, toujours le commerce ne s'arrete jamais vraiment (tout les commerces de guyane ou presque sont tenus par des chinois). Et enfin les habitations créole, quelques chiens errants traversent la route, et o entend parfois ce qui constitue pour eux l'occupation du soir, la téléision. certains ici disent que la télé a tué ls relations et la culture créoles. avant les rues étaient animées, les femmes racontaient les ragots, artageaient leur savoir culinare, médicinal et autre, des hommes récitaient des contes, les enfants jouaient, les rumerus allaient bon train, tout le monde se connaissait... Aujoud'hui chacun reste chez soit, devant la télévision, merveilleuse ouverture vers le monde, mais vers quel monde si elle les écarte de celui qui leur était propore. Visie donc trés enrichissante, voir une ville sous un autre angle, comprendre la réalité de ce que tout le monde dt mais que finalement on n'imagine bien différement. Alors naivement je me demande comment c'est possible, si personne ne travaille pour changer ca, si les flics passent de temps en temps,bien sur jamais, mes bushi sont trés trés nombreux, même un camoin de flic n'aurait aucune chance, et une guerre civile ne serit favorable à personnes, alors rien n'est fait. quelques tentatives ont été faite, par exemple en formant des femmes anglaise pour faire de la prévention sur le sida auprés des prostituée surinamaise, mais ces initiaties s'epuise devant la masse des choses à faire, et par manque de moyen. Comment ralentir la drogue, l'alcool comment sortir les enfants des rues le soir? je l'ignore,  mais il y a urgence. Les créoles pensent que ls enfants qu'on rencontre dans les rue la nuit peuvent être des esprits maléfiques, donc ne les abordent pas, et les laissent. Route toute tracée vers la dépravation. En arrivant on m'a dit que les jeunes ici n'ont pas d'avenir, heureusement certains s'en sortent, ms je prend ce soir la mesure de ce qu'on appelle ici la fatalité. bien sur attention ce n'est pas comme ca partout, et tout le temps, mais le voir réelement change la facon de voir les choses, nous met aussi face à notre impuissance, malgrés toute la bonne volonté du monde, comment trouver les moyens d'agir sur une telle réalité?
    November 10

    journee a apatou

    Journee épuisante, quatres heures de pirogue, 5 heures d'entretien, un peu de marche, et beaucoup de coup de soleil, entrecoupé sur le fleuve d'une grosse averse bien rafraichissante, courte et intense comme toujours ici. Apatou est un village au bord du Maoni, accessible uniquement en pirogue. Mon premier vrai voyage sur le fleuve, c'est génial, on réalise qu'on est au beau milieu de l'amazonie, vièrge, impénétrable, merveilleuse. Le fleuve la déchire, comme une artère, qui nécessite toute l'habilité des piroguiers, qui zigzague sans raison apparnte d'une rive à l'autre, jusqu'au moment où la raison nous apparait sour la forme d'un gros cailloux à peine visible ou d'une bosse de sable, qui ferait à coup sur chavirer la pirogue si les piroguiers ne connaissaient par coeur leurs emplacements. L'enquête  sur apatou a été fructueuse, avec surtout beaucoup d'informations sur les croyances attachées au Sida, et au "Youka Kadou", une maladie en tout point similaire au sida, sauf qu'elle est causée et transmise par un homme ou une femme qui ayant perdu son conjoint  n'a pas respecté le temps de deuil traditionnelement nécessaire avant de trouver un nouveau compagnon ou compagne. Cette maladie se soigne par les guerrisseurs, pour que le fautif ne la transmette plus, mais les personnes qu'il a contaminé sexuelement par son pêché en meurent le plus souvent. Cette maladie au départ confondu avec les sida, était donc incontrolable, donc le préservatif n'avait pas de sens donc malgrés la prévention, la contamination augmentait. Petit à petit les choses évoluent, et il est dit que le youka kadou est une maladie ressemblant mais bien distincte du sida, donc si un  médecin dépiste dans le sang le sida, les représentations et les comportements qui en découle sont adapté à la maladie. les symptomes du sida, mais dont le médecin ne trouve pas dans le sang de trace de la maladie quittera alor définitivement l'hopital, pour soigner son youka kadou, par des bains, des décoctions de plantes, des prières, et des négociations avec es ancêtre et les anciens, pour expier sa faute. Le youka kadou existe depuis la nuit des temps et connu de tous les bushi nenghe, le sida en revanche plus récent est un fléau importer par les blancs. Petit appercu de ma journee au fleuve, il y aurait encore beaucoup à dire, mais je suis épuisée par cette journee et par le soleil, alors je vais finr par ecrire n'importe quoi, donc la suite demain.. :)
    au fait, pour les mauvaises langues une fois de plus, plus personne ne peut dir que je suis toute blanhe. (malheureusemen je peux pa non plus dire que je suis bronzée, mais au moins je suis colorée :p rouge fluo c'est mieux que blanc non ?)

    hier

    Petite journee sympathique ce 9 novembre, travail le matin, repas dans un petit resto créole typique en compagnie d'un groupe de jeunes venu de la métropole, puis visite du bagne de St Laurent, trés instructif. La proximité temporelle de ces évenements est trés déroutante. Un guide amérndien raconte avec passion les horreurs subies en ces lieux, tant d'horreur qu'il est difficile à imaginer ce que certains bagnard pouvaient ressentir ici, sous ce soleil, la pluie, dans des prison de 2 metres sur trois, enchainé 22 heures sur 24 pour certains, guillotinés pour l'exemple devant tout les prisonniers, forcés de ne pas baisser le regard quand le guilotineur (un bagnard qui y gagne qq privilèges) brandie la tête encore chaude et cris que justice est faite. Qui étaient le plus chanceux? ceux du quartier des condamnés difficiles enfermé tout le temps en position couché, décimé par les maladies et les conditions de vie effroyables, ou ceux qui partaient en forêt travailler pour mourir  petit feu d'épuisement, de faim, de maladie... Certains privilégiés travaillaient dans les bureaux, finissaient par être libéré, pour ensuite faire leur vie dans ce pays lointain, sans espoir de retour. Les bagnards pouvaient se marier, aux femmes venues d'Europe comme eu, mais envoyer au couvent, les hommes s'y rendaient comme au magasin choisir leur femme, qui avait le droit de refuser, mais ne le faisait pas car se mariez permettait de qitter le couvent ou elles etaient enfermée. Les nombreux récits et archives nous montrent que si certains bagnard étaient des criminels, beaucoup étaient des innocents mal jugés, des opposants politique, des intellectuels, ou des pauvres gens qui volaient de quoi nourrir leur famille et se retrouver à l'autre bout du monde, sans retour possible, pour quelques rapineries, pour peu qu'il aient récidivé une ou deux fois.
    Le plus impressionnant est que le bagne n'a été fermé qu'en 1947, et des anciens que j'ai eu l'occasion de rencontrer se souviennent de cette époque, mémoire vivante d'évenements pas si lointains, qui ont vallu à ce merveilleu pays une si mauvaise réputation. 
    November 08

    plus les vacances :(

    bon, ca doit être la chaleur, mais quand je dors peu parcequ'il fait trop chaud, que je cours partout sous un soleil brulant pour aller à des rendez vous que les gens ont oublié, que j'ai trop chaud, que quelqu'un me dis tout net que ce qe je fais ne sert à rien, ben tout de suite je me sens moins en vacances... mais bon, c'est pas grave, aprés une bonne sièste ça ira mieux.

    colibri

    Hier journe de travail interresante, mais fatiguante, mais quand le soir sur le chemin du retour on croise un colibri butinant une jolie fleurs, on relativise, ses batements d'ailes doivent être bien plus fatiguants que ma journee :p
    November 05

    tite journee cool

    petite jornee de plus bien sympathique, le marché, balade, sieste, un peu de travail quand même... Demain je prend une journee de repos, je vais avec des amis dans une crique, qu'on atteint aprés une demi heure de marche dans la foret primaire, on y pik nique, pose son hamac et on passe une journee de farniente dans une prairie en paix au milieu de nul part. Je sens que ca va être génial. 

    la guyane, les cocotiers, le soleil... mais pas seulement

    Comme tout pays la Guyane a aussi ces vices, ici ils portent les noms d’alcool, de drogue (en tout genre) et ... de RMI. La vie en Guyane est chère (30 % plus qu’en métropole), la seule chose vraiment bon marché c’est l’alcool. Ce qui a la conséquence logique de favoriser la dépendance les gens vulnérables, et ceux qui n’y prennent pas garde, au final un gros pourcentage de la population locale. La drogue, comme partout et surtout comme en Amérique du Sud, présente à chaque coin de rue. Et le RMI, sans doute plus surprenant mais dont le problème finalement est lié à celui du trafic de drogue. Le taux de chômage ici avoisine les 30 % de la population active, et pourtant il y le sentiment que l’argent n’est pas si difficile que ça à trouver. Beaucoup de jeunes (dixit les guyanais pas moi) vivent du RMI, des alloc, de quelques trafic, et partent un jour pour la Hollande ou Paramaribo (Surinam) l’estomac rempli d’étrange boulettes, et en reviennent le ventre vide mais le porte monnaie plein (quand ils reviennent et ne moisissent pas au fin fond du Surinam en prison ou dans une prison plus politiquement correcte de Hollande).Une livraison en Hollande me dit on rapporte plus de 8000 euros. Jeunes et moins jeunes s’assure pendant un temps un pécule confortable, argent facilement gagné (du point de vue de ceux qui racontent), qui vient compléter les prestations sociales. Pour certains le RMI est la cause e tout cela, car il une dynamique d‘assistanat. Les jeunes et moins jeunes perdent le goût de l’effort, du travail, du mérite, de l’honnêteté, et du respect. Un créole : « le RMI c’est bon pour vous en métropole, mais pour nous ici c’est mauvais, ça tue la Guyane et nos valeurs».  Trop d’aide tue l’aide si j’ose dire. Beaucoup pensent que le budget pourrait être mieux utilisé, pour développer des initiatives, de nouvelles entreprises par exemple, créer des emplois... La politique française, la métropole serait donc coupable d’entretenir l’assistanat, et de provoquer la perte de valeur des guyanais, d’entraîner ses jeunes dans le vice. Les prestations sociales en sont elles réellement la cause ? Ou faut il un coupable un coupable pour expliquer une perte de valeurs, de culture, de repères qui pour certains est proche de l’anomie (Durkheim), et qui s’exprime dans la drogue l’alcool et les trafics en tout genre ? Bien sûr dans un pays où la mémoire des souffrances de la colonisation reste très présente, le coupable est tout trouvé. Je n’ai pas la réponse à cette question, juste des questions en suspend. Les guyanais que je rencontre ont choisi leur camp. Peut être ont ils raison, peut être pas. Probablement que les choses sont beaucoup moins schématiques et que bien plus de facteurs entrent en jeu pour expliquer ces phénomènes.

    November 03

    première vraie journee de travail

    Un peu fatiguée, ca doit etre le manque d'habitude, mais ca a été une journee trés riche, j'ai rencontré le capitaine d'un village Bushi Nenghe, c'était trés interressant, la seule question qui lui pose vraiment problème était celle de son age lol, probablement entre 65 et 70 ans dit il en riant. L'entretien s'est passé dans une court, quelques un de sa douzaine d'enfant (là encore il ne sait pas bien) jouaient à coté. J'angoissait un peu de rencontrer quelqu'un de son autorité sans connaitre encore bien les usages, mais il  été trés accueillant et sympathique. Plusieurs rendez vous sont pris avec des jeunes Bushi principalement, donc ça y est, j'ai officiellement commencé la recherche, et c'est passionnant, je suis sur de trouver des choses interressantes. Je rencontrerais demain un chef de village amérindien bref beau programme.
    hé oui, pour répondre à certaines remarquesmon blo est peutêtre moins interressant, mais je suis plus en vacances, désolée, mais ça reste quand même sous les cocotier, sous 35 degrés et entrecoupé de super repas créoles (pour les interressés pas d'inquiétude, je prend des notes ;) )